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  LE PORTRAIT.

A première vue,il s’agissait à chaque fois de représenter un être humain.Mais la façon toujours différente dont celui-ci était restitué par le portrait, était une traduction à la fois de la conscience de soi du modèle et d’un code artistique en vigueur.Chargé avant tout de reproduire fidèlement la singularité des individus,le portrait fut très vite soupçonné d’être un simple exercice d’imitation de la nature,dépourvu de tout contenu intellectuel et auquel il convenait d’accorder au mieux une place secondaire dans la hiérarchie des genres.Au milieu du XIXe siècle,l’art du portrait fut décrit comme »hésitant entre la liberté d’un art authentique et les contraintes de la servitude »,et la distinction alors parfois opérée entre »tableau »et »portrait » en disait long sur la volonté affirmée de se prémunir contre toute forme de mimétisme en art.Pourtant,le primat de la ressemblance était loin d’être immuable,et l’idéalisation,l’ennoblissement ou l’emphase furent souvent les véritables objectifs,sinon les devoirs,du portraitiste.Enfin,la quantité incalculable de portraits conservés prouve à quel point les canons des théoriciens étaient éloignés des aspirations des commanditaires.

Andreas Beyer.

  

 

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